Les examens sanguins et urinaires du début de grossesse sont prévus par la loi. Certains sont obligatoires et d’autres doivent être proposés systématiquement lors de la première consultation.
La consultation du 1er trimestre est la première étape du suivi médical de la grossesse. Elle permet de confirmer la grossesse, d’évaluer l’état de santé de la mère et de mettre en place le suivi nécessaire pour le bon déroulement de la grossesse.
Des questions vous sont posées sur vos conditions de vie et votre passé médical afin de repérer des risques éventuels.
Si vous avez déjà été enceinte,
L’examen comporte la mesure du poids, de la tension artérielle, l’auscultation du cœur.
L’examen gynécologique permet d’examiner le col de l’utérus et de faire éventuellement un frottis de dépistage si vous n’en avez pas eu depuis plus de 3 ans. Il apprécie le volume de l’utérus qui est légèrement augmenté à la fin du 1er mois.
Les examens sanguins et urinaires du début de grossesse sont prévus par la loi. Certains sont obligatoires et d’autres doivent être proposés systématiquement lors de la première consultation.
La rubéole se manifeste par une éruption de taches rosées, l’apparition de ganglions, d’une fièvre. Elle peut aussi passer inaperçue.
Cette maladie bénigne est susceptible d’entraîner chez l’enfant, si elle contractée en début de grossesse, des malformations cardiaques, oculaires, une surdité et un possible retard mental. Le risque est globalement faible puisque la majorité des femmes en âge d’être enceintes sont protégées soit parce qu’elles ont eu la rubéole dans leur enfance, soit parce qu’elles sont immunisées par la vaccination.
Pour savoir si vous êtes protégée, il vous faut de toutes façons faire le test sanguin de dosage des anticorps anti-rubéoleux car l’efficacité du vaccin n’est pas garantie à 100 %. Si le taux est positif (taux supérieur à 1/10e ou 1/25e selon la méthode de dosage utilisée), c’est que vous êtes protégée contre la rubéole et que le bébé ne risque rien si quelqu’un de votre entourage a la rubéole. Si par contre le taux d’anticorps est négatif, il faudra faire attention de ne pas fréquenter des enfants susceptibles d’avoir cette infection et refaire tous les mois la sérologie pour s’assurer que vous n’avez pas fait une rubéole inapparente. Enfin il faudra vous faire vacciner après l’accouchement et avant toute nouvelle grossesse.
Grâce à la vaccination généralisée contre la rubéole, il n’y a plus eu d’enfants atteints de rubéole pendant la grossesse en France depuis 2006.
La toxoplasmose est due à un parasite : le toxoplasme, qui se multiplie dans l’intestin des chats. Il est présent dans la viande d’animaux contaminés, dans la terre si celle-ci a été en contact avec des déjections de chats, dans les litières des chats, sur certains aliments comme les fraises. Les symptômes sont généralement discrets. Des ganglions, une fièvre légère, une fatigue, des douleurs musculaires sont autant de signes peu spécifiques pouvant accompagner une toxoplasmose.
Contractée durant la grossesse, la toxoplasmose peut être responsable de lésions chez l’enfant, en particulier du cerveau et de l’œil. En début de grossesse, les malformations sont peu fréquentes mais sévères, tandis qu’en fin de grossesse l’atteinte fœtale est plus fréquente mais moins sévère.
Il importe de savoir avant votre grossesse si vous êtes protégée ou non en dosant les anticorps anti toxoplasme dans votre sang.
En l’absence de protection contre la toxoplasmose, vous devez respecter certaines précautions :
La syphilis est une maladie sexuellement transmissible qui peut être transmise de la mère à l’enfant à partir du 4e mois de grossesse. La contamination peut être ancienne et être passée inaperçue ; c’est pour cela qu’il faut rechercher des anticorps dans le sang. Habituellement ce test est négatif mais s’il est positif un traitement assez simple par la pénicilline permet d’éviter les conséquences sur l’enfant. En revanche, si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner certaines malformations, voire le décès de l’enfant. En cas de positivité, il faudra faire faire le même test à votre compagnon pour s’assurer que lui aussi n’a pas contracté cette maladie et si oui le traiter.
Ce dépistage n’est pas obligatoire mais vous sera systématiquement proposé car, pour près de la moitié des femmes porteuses du virus, c’est ce test de début de grossesse qui révèle qu’elles ont été contaminées et donc sont séropositives. Nous vous conseillons de toujours accepter ce test car il existe maintenant des traitements qui permettent :
Il faut déterminer au début de la grossesse le groupe sanguin, s’il n’est pas connu, et les agglutinines irrégulières chez toute femme enceinte. La connaissance du groupe est par ailleurs nécessaire dans le cas assez rare où une hémorragie importante demanderait une transfusion sanguine à la mère lors de l’accouchement.
Le groupe sanguin comporte deux parties : d’une part, les lettres A, B, AB ou O, d’autre part, le facteur rhésus positif ou rhésus négatif.
Si vous êtes rhésus négatif (15 % de femmes en France) et portez une enfant rhésus négatif il n’y a pas de problème. Si le fœtus est positif, il peut se produire une immunisation fœto-maternelle. Il arrive en effet que des globules rouges de l’enfant entrent dans la circulation de la mère au niveau du placenta. Cela peut entraîner une défense chez la mère qui produit alors des agglutinines irrégulières anti-rhésus. C’est le plus souvent à l’occasion d’une 2e ou 3e grossesse que ces agglutinines traversent le placenta et détruisent les globules rouges du fœtus, entraînant une anémie qui peut provoquer le décès de l’enfant en cours de grossesse. Cette maladie se produit donc rarement lors d’une première grossesse, le plus souvent lors des grossesses suivantes.
On ne peut le savoir que si la maman et le papa sont tous les deux rhésus négatifs. Dans ce cas, l’enfant ne peut être que rhésus négatif. Si le père est rhésus positif, il n’est pas toujours sûr que l’enfant le soit puisque nous avons vu qu’il n’hérite que de la moitié des caractères de son père et peut avoir été conçu par des spermatozoïdes portant le caractère rhésus positif ou rhésus négatif. Bientôt il sera possible par une simple prise de sang maternel de savoir si l’enfant est rhésus plus ou moins et dans ce dernier cas rassurer les parents.
Si la maman est rhésus moins et l’enfant rhésus positif, il existe un moyen de prévenir ces accidents. L’injection de gammaglobulines anti-rhésus chez la mère provoque la destruction des globules rouges rhésus positif de l’enfant passés dans la circulation maternelle. Le mécanisme immunitaire nuisible à l’enfant n’a alors pas lieu. Cette mesure est prise dès que les circonstances favorisent le passage de globules rouges de l’enfant à la mère rhésus négatif. Ce sont : une amniocentèse, un cerclage, une version de l’enfant de la position de siège à la position tête en bas et lors de la naissance d’un enfant rhésus positif. Une prévention est aussi recommandée au début du 3e trimestre de la grossesse car il y a des passages spontanés de globules rouges du fœtus dans le sang maternel au troisième trimestre. Cette prévention doit aussi être appliquée en cas de fausses couches ou d’ IVG.
D’autres incompatibilités fœto-maternelles existent car d’autres groupes que le groupe rhésus peuvent être à l’origine d’immunisations.
C’est pour ces raisons que l’on cherche systématiquement chez toutes les femmes enceintes, qu’elles soient rhésus positif ou négatif, des agglutinines en début de grossesse.
La recherche de sucre dans les urines se fait en début de grossesse, puis une fois par mois tout au long de la grossesse, pour dépister un diabète.
La recherche d’albumine dans les urines, pratiquée également une fois par mois, a pour but de dépister la pré-éclampsie, c’est-à-dire l’association hypertension artérielle et albumine dans les urines, complication qui peut être grave pour la mère et l’enfant.